À retenir
- Les estimations retenues ici donnent un rendement brut de 5 à 15 % selon le bien et sa localisation.
- Les fourchettes reposent sur une source unique dont la référence n’est pas suffisamment documentée pour en vérifier l’auteur et la date de publication. Elles ne constituent ni une moyenne homogène ni une garantie de performance.
- Le rendement net se calcule sur le coût total d’acquisition, et non sur le seul prix affiché.
- La longue durée est généralement plus stable ; la location saisonnière peut offrir davantage de revenus, avec plus de gestion, de saisonnalité et de contraintes réglementaires.
À Marrakech, les estimations situent le rendement locatif brut entre 5 et 15 % selon le type de bien. Comptez environ 5–7 % pour un appartement à Guéliz ou Hivernage, 5–8 % pour une villa de golf à Al Maaden ou Amelkis, 6–10 % pour une villa avec piscine dans la Palmeraie, 8–12 % pour un riad de 3 à 4 chambres et 10–15 % pour un riad de 5 à 8 chambres en médina.
Ces fourchettes proviennent d’une source unique. La référence n’est pas suffisamment documentée pour vérifier son auteur et sa date de publication, pas plus que l’ensemble de ses hypothèses d’occupation et de gestion. Elles donnent donc des ordres de grandeur bruts, pas une garantie. Pour évaluer un investissement, il faut calculer le rendement sur le coût total d’acquisition, puis déduire la vacance, les charges, la gestion, l’entretien, les assurances, les taxes, la fiscalité et, le cas échéant, le financement.
À retenir
- Les estimations retenues ici donnent un rendement brut de 5 à 15 % selon le bien et sa localisation.
- Les fourchettes reposent sur une source unique dont la référence n’est pas suffisamment documentée pour en vérifier l’auteur et la date de publication. Elles ne constituent ni une moyenne homogène ni une garantie de performance.
- Le rendement net se calcule sur le coût total d’acquisition, et non sur le seul prix affiché.
- La longue durée est généralement plus stable ; la location saisonnière peut offrir davantage de revenus, avec plus de gestion, de saisonnalité et de contraintes réglementaires.
Quel rendement locatif peut-on viser à Marrakech ?
| Type de bien | Rendement brut estimé | Occupation indicative |
|---|---|---|
| Riad de 3 à 4 chambres en médina | 8 à 12 % | 55 à 70 % |
| Riad de 5 à 8 chambres en médina | 10 à 15 % | 50 à 65 % |
| Villa avec piscine dans la Palmeraie | 6 à 10 % | 40 à 60 % |
| Appartement à Guéliz ou Hivernage | 5 à 7 % | 85 à 95 % en longue durée |
| Villa de golf à Al Maaden ou Amelkis | 5 à 8 % | 45 à 65 % |
Les taux d’occupation sont eux aussi des estimations issues de la même référence, dont l’auteur et la date de publication ne sont pas vérifiables. Leur méthode et le détail des hypothèses ne sont pas précisés. Il est donc préférable de les utiliser pour construire des scénarios prudent, central et favorable, plutôt que d’appliquer automatiquement la borne haute.
Ces données ne permettent pas d’établir un classement homogène du rendement net par quartier. Elles associent surtout certains secteurs à des types de biens et à des modèles locatifs différents. Pour situer Marrakech par rapport aux autres marchés marocains, consultez le comparateur de rendement locatif par ville.
Comment calculer le rendement brut, net et net-net ?
Le rendement brut
Le rendement brut compare les loyers théoriques au prix d’acquisition, avant la vacance, les charges et les impôts :
Rendement brut = (loyer mensuel × 12 × 100) ÷ prix d’acquisition. Pour appliquer ces formules, utilisez le calculateur de rendement locatif brut et net.
Ce calcul est rapide, mais il peut surestimer la performance si le prix retenu exclut les frais d’achat, les travaux ou le mobilier.
Le rendement net
Pour une analyse plus réaliste, utilisez la formule suivante :
Rendement net = revenus locatifs annuels nets ÷ coût total d’acquisition × 100
Les revenus locatifs annuels nets correspondent aux loyers effectivement conservés après les dépenses retenues dans la simulation. Le coût total d’acquisition peut comprendre :
- le prix du bien ;
- les frais d’acquisition ;
- les travaux et la remise en état ;
- l’ameublement ;
- les éventuels frais de financement.
La simulation doit également intégrer la vacance, les charges non récupérables, la gestion, l’entretien, les réparations, les assurances et les taxes applicables. Un cas consacré à la rentabilité d’un Airbnb à Marrakech détaille ces revenus et ces charges.
Le rendement net-net
Le rendement net-net correspond au rendement après impôts sur les revenus locatifs. Il se distingue du rendement net avant impôts. Aucun taux fiscal unique ne peut être appliqué à tous les investisseurs : le résultat dépend notamment de la situation du propriétaire et du mode de location. La fiscalité doit donc être vérifiée et présentée séparément dans le calcul.
Exemple illustratif sur un appartement
Un exemple publié pour Marrakech porte sur un appartement acheté 150 000 € et loué 1 000 € par mois. Les loyers théoriques atteignent 12 000 € par an :
(1 000 × 12 × 100) ÷ 150 000 = 8 % de rendement brut
Avec 600 € de charges annuelles, les loyers nets atteignent 11 400 € et le rendement net est de 7,6 % sur 150 000 €.
Cette illustration reste simplifiée : la formule détaillée et l’ensemble des coûts intégrés ne sont pas précisés. Elle ne tient donc pas lieu de simulation complète. Pour analyser un bien réel, il faut ajouter les frais d’acquisition, les travaux, l’ameublement, la vacance, la gestion, l’entretien, les assurances, les taxes et, si nécessaire, les intérêts d’emprunt.
Quels coûts réduisent la rentabilité réelle ?
Les frais d’acquisition et de mise en location
Le prix affiché ne correspond pas nécessairement au capital réellement immobilisé. Une source rapporte, à titre indicatif :. Le détail du coût total d’un achat immobilier est présenté dans ce guide dédié.
- 4 % de taxes d’enregistrement ;
- environ 1,5 % de frais de notaire ;
- 2,5 à 3 % de frais d’agence.
Ces montants doivent être vérifiés selon la transaction concernée. Les travaux, le mobilier et les dépenses nécessaires à la mise en location doivent aussi être ajoutés au coût total.
La vacance et les charges récurrentes
Les postes à examiner comprennent les charges non récupérables, l’entretien, les réparations, les assurances, les taxes locales, la gestion et les périodes sans locataire. Un logement loué 9 mois sur 12 produit 25 % de revenus bruts annuels en moins qu’un logement occupé toute l’année, avant les autres déductions.
Une estimation rapporte un écart de 3 à 5 points entre le brut et le net après gestion, entretien, taxes locales et assurances. Ce n’est pas une règle générale : l’écart dépend du bien, du mode de location et des dépenses effectivement supportées.
Longue durée, moyenne durée ou location saisonnière ?
| Critère | Longue durée | Location saisonnière |
|---|---|---|
| Stabilité | Revenus généralement plus prévisibles | Plus exposée à la demande et à la saisonnalité |
| Occupation | 85 à 95 % pour certains appartements de Guéliz ou Hivernage | Variable selon le bien et la période |
| Gestion | Moins intensive | Réservations, entrées, sorties, ménage et maintenance |
| Revenus potentiels | Plus réguliers | Potentiellement plus élevés, mais moins prévisibles |
La moyenne durée peut constituer une solution intermédiaire, mais elle doit être calculée avec ses propres hypothèses de durée d’occupation, de tarif et de rotation. Dans tous les cas, le chiffre d’affaires ne doit pas être confondu avec le rendement net. Une comparaison détaillée de la location courte ou longue durée au Maroc permet de préciser les hypothèses de chaque stratégie.
Pour un non-résident, la gestion professionnelle d’une location saisonnière est estimée à 20 à 30 % des revenus bruts. Il faut vérifier ce que cette commission comprend : réservations, accueil, ménage, maintenance de premier niveau et communication avec les locataires.
Avant d’exploiter un bien en saisonnier, il est prudent de vérifier la conformité du logement, les règles de la copropriété et les autorisations ou obligations administratives applicables. La location touristique ne doit pas être considérée comme automatiquement autorisée.
Quel est l’effet du type de bien et du quartier ?
- Médina : riads notamment destinés à une activité saisonnière ;
- Guéliz et Hivernage : appartements pouvant se prêter à la longue durée ;
- Palmeraie : villas avec piscine, plus dépendantes de la saisonnalité ;
- Al Maaden et Amelkis : villas de golf avec une clientèle et des contraintes spécifiques.
Un guide rapporte des prix de 25 000 à 35 000 MAD/m² à Guéliz et Hivernage, contre 10 000 à 20 000 MAD/m² dans certaines zones résidentielles périphériques. Ces repères ne sont pas directement reliés à un rendement calculé. Un prix plus élevé peut réduire le rendement relatif, même lorsqu’il s’accompagne d’une demande plus forte. Les repères de prix peuvent être complétés par les données sur le prix immobilier à Marrakech au m².
Les petites surfaces sont présentées comme pouvant offrir un rendement supérieur, tandis que les grands logements peuvent attirer des locataires plus stables. Les biens de deux à trois pièces sont cités comme un compromis possible, sans que cette tendance s’applique à chaque quartier.
Comment intégrer l’occupation dans la simulation ?
Le taux d’occupation doit être appliqué aux revenus théoriques. Avec un loyer de 1 000 € par mois et seulement 9 mois loués, les revenus bruts annuels sont de 9 000 €, et non de 12 000 €. La baisse de 25 % intervient avant la gestion, l’entretien, les taxes et les impôts.
Une simulation utile comporte au moins trois hypothèses :
- scénario prudent : occupation basse et dépenses élevées ;
- scénario central : hypothèses intermédiaires ;
- scénario favorable : occupation haute et gestion maîtrisée.
Pour la location courte durée, les indications saisonnières reposent sur une seule référence, dont l’auteur et la date de publication ne sont pas vérifiables, et leur méthode n’est pas détaillée. Elles doivent donc être confrontées à la demande réellement observée pour le bien concerné, plutôt que reprises comme une règle mensuelle.
Gestion à distance et financement
Un investisseur non-résident peut choisir la gestion déléguée à une agence, une conciergerie hybride ou un bail commercial avec un opérateur. Le contrat doit préciser la commission, les services inclus, les dépenses restant à la charge du propriétaire et les modalités de contrôle.
La gestion déléguée peut couvrir les réservations, les entrées et sorties, le ménage, la maintenance de premier niveau et les échanges avec les locataires. Elle facilite l’investissement à distance, mais réduit les revenus disponibles.
Le rendement locatif se distingue du retour sur investissement. Ce dernier peut intégrer l’apport, le crédit, les intérêts et l’effet de levier bancaire. Pour mesurer le cash-flow, il faut comparer les revenus effectivement encaissés et les dépenses du bien avec les échéances et les intérêts du financement. Un rendement locatif correct ne garantit donc pas un cash-flow favorable après crédit.
Pourquoi le rendement seul ne suffit-il pas ?
Le rendement locatif permet de comparer des projets, mais il ne mesure pas à lui seul la qualité globale d’un investissement. Il faut aussi examiner :
- la demande locative et la vacance ;
- le niveau d’entretien et les charges ;
- la qualité de la gestion sur place ou à distance ;
- le financement et le cash-flow ;
- la liquidité et la stratégie de revente.
Checklist avant de décider
- prix d’achat et frais d’acquisition ;
- travaux, mobilier et mise en location ;
- loyer réaliste et taux d’occupation prudent ;
- vacance et saisonnalité ;
- gestion, entretien et réparations ;
- assurances, taxes et fiscalité ;
- financement, intérêts et cash-flow ;
- demande locale, conformité et stratégie de revente.
Conclusion
Le rendement locatif à Marrakech est estimé entre 5 et 15 % brut selon le type de bien. Les fourchettes sont plus élevées pour certains riads et plus modérées pour les appartements et les villas de golf, mais elles reposent sur une source unique dont la référence n’est pas suffisamment documentée pour en vérifier l’auteur et la date de publication, ainsi que sur des hypothèses incomplètement détaillées.
La méthode la plus fiable consiste à calculer le rendement sur le coût total d’acquisition, à tester plusieurs niveaux d’occupation, puis à déduire les charges, la gestion, l’entretien, les assurances, les taxes, la fiscalité et le financement éventuel. À Marrakech, c’est cette simulation contextualisée, et non un taux unique, qui permet de comparer sérieusement les opportunités.



