Calcul des droits d’enregistrement immobilier au Maroc
Frais d’achat

Droits d’enregistrement immobilier au Maroc : taux, calcul et règles à connaître

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À retenir

  • Les droits d’enregistrement immobilier au Maroc dépendent de l’acte, du bien, de son usage, de l’assiette et de l’année fiscale : il n’existe pas de taux universel.
  • Les indications fréquentes sont de 4 % pour certains locaux construits et de 5 % pour les terrains nus ou les constructions destinées à être démolies, sous réserve de vérification.
  • Le calcul indicatif est : base imposable × taux applicable. L’acquéreur est généralement redevable lors d’une vente.
  • Un droit supplémentaire de 2 % est indiqué pour certaines ventes réglées en espèces ou de manière non traçable à compter du 1er juillet 2026 ; ses conditions doivent être vérifiées.

Au Maroc, les droits d’enregistrement immobilier ne correspondent pas à un taux unique. Les indications fréquemment citées sont de 4 % pour certains locaux construits et de 5 % pour les terrains nus ou les constructions destinées à être démolies. Le taux dépend toutefois de l’acte, du bien, de son usage, de l’assiette et de l’année fiscale.

Pour une première estimation, appliquez la formule base imposable × taux applicable. Lors d’une vente, l’acquéreur est généralement redevable. Un droit supplémentaire de 2 % est par ailleurs indiqué pour certaines ventes réglées en espèces ou de manière non traçable à compter du 1er juillet 2026, sous réserve de vérifier les conditions exactes.


À quels taux s’attendre ?

Bien ou opérationIndicationVérification nécessaire
Local construit à usage d’habitation ou professionnel4 % dans plusieurs indicationsQualification du bien, usage, acte et année fiscale
Terrain nu ou construction destinée à être démolie5 % dans plusieurs indicationsNature du terrain et régime applicable
Terrain ruralTaux variableQualification juridique et usage du terrain
Local commercial, bureau ou bien à usage mixteTaux variableNature de l’acte et usage effectif du bien
Logement social3 % dans certaines indicationsÉligibilité et conditions du régime
Certaines donations immobilières1,5 % dans une indicationLien entre les parties, nature de l’acte et année fiscale

Ces chiffres sont des indications conditionnelles, et non un barème universel. Les divergences concernent notamment les biens urbains, les locaux commerciaux, les usages mixtes et les terrains ruraux. Le taux doit être confirmé dans le Code général des impôts marocain, la loi de finances applicable et les informations administratives en vigueur.

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Comment calculer les droits d’enregistrement ?

La formule de première estimation est la suivante :

Base imposable × taux applicable = droits d’enregistrement estimés

La base peut correspondre au prix indiqué dans l’acte. Lorsque la valeur vénale du bien est supérieure, elle peut être retenue selon les règles applicables au dossier. Le prix déclaré ne constitue donc pas nécessairement la base définitive.

Exemples en dirhams

Ces exemples sont uniquement hypothétiques : ils ne préjugent pas du taux applicable à l’opération.

  • 600 000 DH à 4 % : 600 000 × 0,04 = 24 000 DH.
  • 1 000 000 DH à 4 % : 1 000 000 × 0,04 = 40 000 DH.
  • 600 000 DH à 5 % : 600 000 × 0,05 = 30 000 DH, si ce taux est confirmé pour le bien et l’acte concernés.

Ces montants couvrent uniquement les droits d’enregistrement estimés. Une sous-évaluation peut entraîner un redressement et des pénalités. La valeur déclarée doit donc rester cohérente avec le bien et l’opération.


Qui paie les droits d’enregistrement ?

Lors d’une vente immobilière, l’acquéreur est généralement le redevable. Les parties peuvent prévoir une répartition différente dans leur accord, mais cette clause ne remplace pas la vérification des obligations fiscales propres à l’acte. Pour distinguer les droits dus par l’acheteur des impôts pouvant concerner le vendeur, consultez le guide sur les impôts et taxes lors de la vente immobilière au Maroc.

Le notaire ou l’adoul intervient selon la nature de l’opération. Le professionnel chargé du dossier peut vérifier la qualification de l’acte, l’assiette, les formalités et la ventilation des frais. Les sommes éventuellement versées avant l’acte définitif, par exemple dans le cadre d’un compromis ou de vérifications du dossier, doivent rester séparées des droits d’enregistrement. Pour examiner plus précisément les honoraires, la TVA et les débours liés au dossier, consultez le guide sur les frais de notaire au Maroc.


Le droit supplémentaire de 2 % indiqué pour 2026

Un droit d’enregistrement supplémentaire de 2 % est indiqué, à compter du 1er juillet 2026, pour certaines ventes immobilières dont le paiement est effectué en espèces ou de manière non traçable.

Ce droit éventuel s’ajoute à l’analyse du taux de base : il ne doit pas être appliqué automatiquement à toutes les ventes. Avant le règlement, il faut faire confirmer :.

  • les ventes concernées ;
  • les conditions permettant de considérer le paiement comme traçable ;
  • l’assiette du droit supplémentaire ;
  • les justificatifs à conserver ;
  • le traitement des paiements mixtes ou des situations particulières.

Les conditions précises doivent être vérifiées dans la loi de finances et les textes fiscaux en vigueur à la date de l’acte.


Quand et comment enregistrer l’acte ?

  1. Qualifier l’opération et le bien.
  2. Déterminer la base imposable et le taux applicable.
  3. Présenter l’acte à l’enregistrement par l’intermédiaire compétent.
  4. Liquider et payer les droits.
  5. Effectuer, lorsque nécessaire, les formalités de publicité foncière.

Un délai de 30 jours à compter de l’acte est mentionné comme référence pour certains actes soumis à enregistrement. Il doit être vérifié selon la nature exacte de l’opération. Un retard ou une sous-évaluation peut entraîner des conséquences fiscales ; le délai et l’assiette doivent donc être contrôlés avant le dépôt de l’acte.


Droits d’enregistrement et frais annexes

Les droits d’enregistrement sont un impôt lié à l’enregistrement de l’acte. Ils ne doivent pas être confondus avec les autres dépenses liées à l’acquisition. Pour obtenir une première estimation des principaux postes, consultez le calculateur des frais d’achat immobilier.

PosteCe qu’il couvre
Droits d’enregistrementImpôt calculé selon l’acte, le bien, l’assiette et le taux applicable.
Conservation foncièreFormalités foncières lorsqu’elles s’appliquent ; les indications disponibles varient notamment autour de 1 % à 1,5 %.
Honoraires du notaireRémunération et formalités liées à l’intervention notariale ; des estimations variables d’environ 0,5 % à 1,5 % sont citées selon le dossier.
Agence, banque et hypothèqueCommissions, frais de financement et frais liés à la garantie, à examiner séparément.
Frais administratifsDocuments et démarches diverses à faire apparaître dans le devis.

Ces indications sur les frais annexes ne constituent pas des taux universels. Demandez un devis séparant chaque poste afin d’estimer le budget global de l’acquisition. Pour établir un budget global, consultez le récapitulatif des frais à prévoir en plus du prix du bien au Maroc.


Checklist avant de signer

  • Identifier la nature exacte de l’acte : vente, donation ou autre opération.
  • Qualifier le bien : local construit, terrain nu, terrain rural, bien à démolir, local commercial ou usage mixte.
  • Faire confirmer le taux et l’année fiscale de référence.
  • Vérifier la base imposable : prix de l’acte, valeur vénale ou autre base prévue par le régime applicable.
  • Examiner le mode de paiement et l’éventuelle application du droit supplémentaire indiqué pour 2026.
  • Vérifier l’éligibilité à un régime particulier, notamment pour le logement social ou certaines donations.
  • Demander un devis distinguant droits d’enregistrement, conservation foncière, notaire, agence, banque, hypothèque et frais administratifs.
  • Faire contrôler le dossier par un notaire, un professionnel marocain ou l’Administration fiscale.

Conclusion

Pour estimer les droits d’enregistrement immobilier au Maroc, il faut examiner l’acte, le type et l’usage du bien, la base retenue, le mode de paiement et la loi de finances applicable.

Les taux de 4 % et 5 % sont fréquemment indiqués pour certaines catégories, mais aucun taux unique ne s’applique à tous les biens et à toutes les opérations. Vérifiez le montant auprès des textes officiels en vigueur et demandez au professionnel chargé du dossier un devis séparant l’impôt des autres frais.

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